Ceci est la remarque de plusieurs personnes lorsqu’ils pensent à leur taux horaire multiplié par le nombre d’heures travaillées versus ce qu’ils reçoivent dans leur compte bancaire.

NON.

C’est faux. En fait, ce n’est pas totalement faux, car cela dépend du palier d’impôt où on se situe par rapport au revenu gagné. Toutefois, il faut gagner plus de 145 000$ par année pour payer littéralement 50% de notre revenu en impôts.

Pour la majeure partie des citoyens, ceux qui gagnent en deçà de ce salaire, vous ne payez pas 50% de votre salaire en impôts. Parmi les montants qui font réduire une paye, il y a les déductions à la source. Voici quelques programmes qui constituent les déductions prises sur les payes.

RRQ : La Régie des Rentes du Québec est un programme gouvernemental doit tous les travailleurs québécois doivent cotiser. La cotisation annuelle en dollars varie en fonction du salaire gagné mais reste identique en pourcentage soit 5,4% des revenus.

Chaque travailleur à une exemption donc aucune cotisation n’est fait sur le premier 3 500$ de revenu gagné durant l’année. Aussi, il y a un maximum de cotisation. C’est-à-dire que les personnes qui gagnent plus de 55 900$ arrêteront de cotiser lorsqu’ils auront gagné ce montant dans l’année et ce jusqu’à la fin de l’année fiscale.

La fonction de ce programme est de verser une rente de retraite au moment où chaque personne le désire à partir de 60 ans. Le montant mensuel qui sera versé dépendra du montant des cotisations qui ont été versées durant les années de travail. Il dépendra aussi du moment de départ des versements de la rente de retraite.

RQAP : L’acronyme RQAP sert à désigner le Régime Québécois d’Assurance Parental est un programme gouvernemental dont chaque citoyen qui travaille cotise à chaque année. La fonction de ce régime est de couvrir partiellement le salaire des nouveaux parents lors du congé parental à la naissance d’un enfant.

Tout comme la RRQ, le RQAP a un maximum de revenu assurable. Cela veut donc dire qu’il y a un maximum de prestations qu’une personne peut recevoir. Le revenu maximum assurable en 2018 est de 74 000$. Puisqu’il y a un plafond au niveau des salaires, il y a aussi un plafond au niveau des cotisations annuelles. Cela dépend de la situation de chacun.

Assurance-emploi : Ce programme est offert par le gouvernement fédéral et sert à aider les gens lorsque ceux-ci perdent leur emploi. L’assurance-emploi vient donc payer une partie du salaire de la personne durant la recherche d’un nouvel emploi. Il y a toutefois une limite quant aux nombres de prestations versées suite à la perte d’un travail.

L’assurance-emploi vient aussi en aide aux personnes qui doivent arrêter de travailler temporairement suite à un accident ou une maladie. Il faut savoir que l’assurance-emploi maladie commence seulement à verser des prestations 119 jours après le début de l’arrêt de travail.

Impôt provincial : Au Québec, contrairement aux autres provinces du Canada, un impôt provincial est applicable au revenu gagné par un travailleur et il y a aussi l’impôt fédéral à payer. Au niveau provincial, l’impôt payé par les particuliers sert à entretenir les infrastructures qui sont gérés par le gouvernement du Québec. Par exemple, les routes et les travaux publics. L’environnement et les parcs nationaux en font aussi partie. L’impôt fonctionne par palier donc chacun paye en fonction du salaire gagné pour qu’ainsi chaque travailleur redonne à sa province.

Impôt fédéral : Du côté du gouvernement du Canada, l’impôt a payé pour les québécois est diminuée du reste du Canada dû à l’impôt provincial. Les autres provinces ont donc un seul rapport d’impôt à effectuer. Tout comme pour le provincial, l’impôt sert à payer pour l’entretien des infrastructures et des services. Il y a notamment les services de santé, les services de poste ou bien l’armée.

Cotisations syndicales : Cette déduction ne s’applique pas à tous les travailleurs. Cela dépend si un syndicat est en place dans l’entreprise ou non. Si tel est le cas, les membres du syndicat se doivent d’être rémunérés pour le temps consacrer à leurs tâches syndicales. Ce sont donc les employés de l’entreprise qui payeront les dépenses encourues par le syndicat dans l’exercice de leurs fonctions. Il arrive aussi quelques fois, qu’une entreprise retienne quelques dollars de la paye de leurs employés comme cotisations syndicales afin de mettre sur pied un club social et ainsi proposer des activités aux employés à moindre frais.